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L'histoire
Au
moment des apparitions, San Sebastian de Garabandal, qui doit son nom à la
montagne de Garabandal faisant face au village et aux Pins, est une petite
bourgade perdue de 270 habitants, à 500 mètres d’altitude, dans les
montagnes cantabriques, au nord de l’Espagne, à 75 km au sud ouest de
Santander, et à 40 km de Torrelavega. La vie est rude. Ils sont pauvres
mais d’une piété exemplaire. La « croisade des rouges », au temps de la
guerre civile de 1936 a fait pas mal de ravages dans le village, et ses
habitants s’en souviennent fort bien. Un lieu bien précis en garde les
traces : si vous empruntez le chemin qui part de la maison de Conchita
vers la campagne, vous parviendrez en 10 mn de marche à l’endroit où, face
à une petite statue de la Sainte Vierge scellée dans le roc depuis cette
maudite époque, les rouges jetaient les prêtres vivants dans le gouffre où
ils mourraient de leurs blessures, de faim et de soif. C’est juste à cet
endroit que démarre aujourd’hui le chemin d’accès qui permet de monter les
handicapés
jusqu’aux Pins.
Le 18 juin 1961, à 20h30, alors qu’elles étaient en train de manger des
pommes dans le jardin de l’instituteur, après un coup de tonnerre, au
milieu d’une grande lueur, l’Archange Saint Michel apparaît à 4 fillettes
de 12 et 11 ans : Conchita, Jacinta, Mari-Loli et Mari-Cruz. Il leur
apparaîtra en silence à plusieurs reprises jusqu’au 1er juillet, jour où
il leur annoncera la venue de Notre Dame du Mont Carmel pour le 2 juillet.
La mission de l’Ange était de préparer les enfants à la venue de Notre
Dame et à servir de messager à Notre Bonne Mère du Ciel.
La Sainte Vierge sera bien sûr au rendez-vous, ce 2 juillet 1961.
Les extases des enfants se multiplieront plus d’un millier de fois
jusqu’au 20 janvier 1963. Elles recevront à plusieurs reprises la Sainte
Communion de la main de l’Ange. Elle sera toujours invisible aux yeux des
témoins, sauf dans la nuit du 18 au 19 juillet 1962, où devant de nombreux
témoins, l’hostie deviendra visible sur la langue de Conchita, pendant 3
minutes.
Ce miracle, d’ailleurs annoncé publiquement 3 semaines avant, demeure un
des grands événements historiques de Garabandal,
et l’un des arguments essentiels des défenseurs des apparitions.
Seule
Conchita continuera à bénéficier d’extases du 20 janvier 1963 au 13
novembre 1965.En tout, ce sont plus de 2 000 extases qui auront eu lieu
dans ce petit village du bout du monde, entre le 18 juin 1961 et le 13
novembre 1965.
Si le premier message de la Vierge fut donné par l’Ange aux quatre
voyantes le 18 octobre 1961, le second et dernier message sera communiqué
à Conchita seule, le 18 juin 1965. Cette apparition de Saint Michel a été
annoncée par la Sainte Vierge dès le 8 décembre 1964, soit 6 mois
auparavant.
La dernière apparition eut lieu aux Pins, au-dessus du village, le 13
novembre 1965. Les dernières paroles de Notre Bonne Mère du Ciel furent :
« parle-moi donc de mes enfants de la terre. Je les aime tant. Je les
garde sous mon manteau ».
Petit fait intéressant qui se renouvelait à chaque extase :
Les témoins avaient pour habitude de donner aux voyantes leurs médailles,
chapelets et autres objets religieux, voire leur alliance pour les faire
embrasser par la Sainte Vierge. Tout était mis en vrac, quelquefois par
centaines, dans des corbeilles.
Au cours de chacune des extases, les voyantes, ayant obtenu cette faveur,
ont toujours remis le bon objet à la bonne personne sans jamais se
tromper.
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